À propos

Le PALIMA

Le dimanche 10 octobre 1999, le PALIMA est donc apparu publiquement, dans une atmosphère de mobilisation et d’enthousiasme. Pour de nombreux Martiniquais cet évènement a représenté incontestablement un espoir de renouveau de la vie politique.
Une époque se termine, une autre est entrain de naître…Imprécise encore, mais bien réelle. Cependant, rien ne surgit d’une génération spontanée. C’est seulement la volonté des femmes et des hommes qui balaie les empires et construit l’avenir…
Dans cette période nouvelle, le peuple Martiniquais doit prendre lui-même l’initiative, pour bâtir son futur, en brisant d’abord la logique de Zombification dans laquelle l’idéologie coloniale cherche à l’enfermer.
Nous n’avons pas d’autre choix que d’apprendre à nous faire confiance, à faire front et à nous rassembler pour défricher tous les champs du possible.

POUR LA SOUVERAINETE NATIONALE ET L’EMANCIPATION SOCIALE

L’objectif du PALIMA est de préparer le peuple Martiniquais à la construction d’une société émancipée de la domination coloniale et débarrassée de l’oppression sociale.
Le changement auquel nous aspirons ne se résume pas à un changement de statut.
Nous visons une transformation en profondeur du pouvoir politique, des structures économiques et sociales ainsi que des rapports entre individus.

UNE SOCIETE PLACANT AU CENTRE DE SES PREOCCUPATIONS LE DEVELOPPEMENT HUMAIN.

Nous appelons à un renversement des stratégies politiques, économiques et militaires au plan international pour une prise en compte prioritaire des besoins vitaux des peuples et de leurs aspirations.
La sauvagerie néo-libérale conduit à la marginalisation massive de centaines de millions de femmes et d’hommes des pays en voie de développement ainsi que des pays du Nord. Nous n’avons pas d’autre choix de la combattre au profit d’une vision plus humaine de la société.
L’alternative ne peut être qu’une société plaçant au centre de ses préoccupations le développement humain, une société soucieuse du bien-être matériel, moral et culturel de tous.

UN PARTI DEMOCRATIQUE POUR UNE SOCIETE DEMOCRATIQUE

La démocratie implique le droit pour notre peuple d’exprimer ses vues dans un cadre contradictoire qui allie le respect des libertés individuelles à une haute conscience de la collectivité et de l’intérêt collectif.
Seul un parti développant la démocratie dans ses rangs, de la base au sommet et du sommet à la base est à même de garantir l’édification d’une société réellement démocratique et au service du plus grand nombre.

DONNER UNE AUTRE IMAGE DE LA POLITIQUE.

Un nombre important de Martiniquais se détourne de la chose politique laissée à des « professionnels » ou à des « politiciens ». Ce désintérêt qui s’explique par les déceptions et le comportement irresponsable de certains élus, s’avère néanmoins néfaste pour l’ensemble de la société.
Le terrain politique déserté par le peuple, c’est la voie ouverte à toutes dérives.
Tout l’effort du PALIMA tend à rendre le peuple Martiniquais auteur et acteur de l’évolution politique de son pays.
Cela par : l’information, le dialogue, la proximité, le respect de la parole donnée, la transparence et la responsabilisation.
Démocratiser et moraliser la vie publique sont devenus indispensables pour redonner confiance à la population.

REDYNAMISER L’ACTION PATRIOTIQUE, CONSTRUIRE DES ESPACES DE CONTRE-POUVOIR.

La construction d’un mouvement populaire large, profond, organisé et solidaire reste à réaliser.
Désormais, pour paraphraser Akendengué, « Le terrain est partout, car le front est là où est l’ennemi ! ». Dans nos entreprises, dans nos quartiers, dans la rue, sans nous marginaliser, dans toutes les associations qui travaillent à maintenir ou à renforcer le lien social.
Nous devons agir pour défendre, valoriser l’identité et la citoyenneté martiniquaise en construisant des espaces de contre-pouvoir partout où cela est possible.
Mais pour inventer les chemins, les actes et les mots qui nous permettront de gagner la confiance de notre peuple, un puissant effort d’analyse et d’interprétation de la réalité Martiniquaise s’avère incontournable (sur les plans historique, économique, sociologique, culturel….).
Dans cette phase difficile, mais essentielle, nous devons apprendre à apprendre, apprendre à renoncer aux idées toutes faites, non fondées.

S’INTEGRER DANS LA CARAIBE ET S’OUVRIR AU MONDE.

L’émancipation nationale n’est pas le repliement sur soi. Au contraire, c’est le monopole qui nous coupe de notre environnement et du monde.
L’avenir de la Martinique se joue dans l’intégration dans la caraïbe, tout en intensifiant ses relations avec le continent Américain, l’Europe, l’Asie, l’Afrique et le reste du monde.

Le premier congrès du PALIMA intervient 3 années après sa création.

Cet article n'accepte plus de commentaires