Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

COMMÉMORER AUJOURD’HUI

COMMÉMORER AUJOURD’HUI

24 mai 2013

 

par Richard CHATEAU-DEGAT

 

 

UN CADRE GÉNÉRAL

Bref rappel des évènements :

Bref, car ceux-ci sont maintenant largement connus.

On sait que l’abolition n’est pas un évènement qui peut se comprendre sur le temps court (un jour, une année, une décennie) ni dans un espace limité aux frontières d’une île ou d’un empire colonial (anglais, français, espagnol) pour les plus importants du monde américain aux XVIIIe – XIXe siècles).

L’abolition de l’esclavage (la décision politique de mettre fin à un système social jouissant d’une légitimité juridique) est l’aboutissement d’un processus de désagrégation global du système qui s’explique par l’évolution économique en Occident (l’industrialisation croissante et nouveaux procédés de fabrication par exemple du sucre de betterave), la crise politique du modèle colonial américain amorcée par la guerre d’indépendance des 13 Colonies et la Révolution haïtienne, le début du redéploiement britannique en Asie notamment, l’intensification des révoltes et de la résistance des populations discriminées, les esclaves, les libres de couleur dans l’ensemble du système colonial esclavagiste…

 

Les rythmes diffèrent, les cheminements ont leurs spécificités, mais partout dès le début du XIVe siècle et singulièrement à partir de l’exemple haïtien qui contraint à la Première abolition de 1794, la fin du système est à l’ordre du jour. On discute du terme de l’échéance, des modalités (progressives ou immédiates) lais le principe est désormais acté : Haïti oblige… Les colonies britanniques s’engagent plus tôt et de façon progressive dans les années 1830 ; la France hésite et ne pourra éviter un processus plus brutal.

La Martinique donne le signal.

 

I. Le 22 Mai 1848 : LE JOUR DU BASCULEMENT

 

Ramener un processus à une date, relève toujours d’un choix, d’une construction quelque peu artificielle. Une date est toujours discutable. Un quart de siècle de revendications, de luttes, a été nécessaire pour imposer le 22 mai qui répond à un certain nombre de symboliques:

 

A. La résistance (autour du tambour ?) sur l’habitation contre le béké ( rébellion ) : M. Léo Duchamp fait emprisonner l’esclave Romain qui va jusqu’à le menacer de son coutelas.

 

B. La solidarité et la mobilisation massive face à l’autorité politique et administrative (devant la prison) : « Tous les esclaves des ateliers voisins, avertis de ce châtiment, se sont levés en masse, se sont transportés en ville armés et ont demandé qu’on relâchât leur camarade…  » (F. Dessales, journal d’un colon de la Martinique)

C. L’alliance décisive entre le notable mulâtre et les masses noires pour empêcher le drame : « L’autorité a fait des démonstrations, et M. Hervé à la tête des troupes allait faire les sommations, lorsque le mulâtre Papy, adjoint au maire, a fait relâcher le nègre… » (op.cit.)

 

D. La force change de camp. La scélératesse des maîtres confirmée au Prêcheur (massacre commis à l’initiative du maire Huc, lui-même propriétaire d’esclaves) légitime la violence populaire : « Plus de vingt mille nègres encombraient les rues en poussant d’horribles hurlements. L’inquiétude était sur toutes les figures. (on ne parle pas de celles des esclaves… bien entendu). (…) Nous avons appris les horreurs de la nuit : 34 personnes enfermées dans la maison de M. de Sanois ont été consumées par le feu (…). Au Prêcheur, un M. Dujon a été massacré : des habitations ont été la proie des flammes. (Dessales, op. cit.)

 

E. Le gouverneur, le représentant de la France donc (de là-bas), prend la bonne décision pour éviter l’extension de l’émeute pouvant conduire à la multiplication du nombre des morts, voire à la perte de la colonie.

Certes, il y avait eu les décrets du 27 avril de 1848 pris grâce à l’action opiniâtre de Schœlcher mais les jeux n’étaient pas pour autant définitivement faits : en mai 1848 l’abolition n’était pas inévitable :

 

1- Elle n’était pas prévue par le décret qui prévoyait la libération effective des esclaves 2 mois après la promulgation des déchets du 27 avril dans les colonies, soit le 3 août 1848 les commissaires du gouvernement provisoire étant parvenus en Martinique le 3 juin

 

2- Les Républicains avancés très influents au sein du Gouvernement Provisoire n’ont le pouvoir de décision que pour peu de jours encore en France : dès le mois d’avril les modérés sortent vainqueurs des élections et en juin la répression des barricades érigées par les ouvriers parisiens désireux de pousser vers une évolution sociale de la République, sont écrasées dans le sang par le général Cavaignac avec plus de sévérité que ne l’ont été les soulèvements républicains sous la monarchie de Louis-Philippe. Les modérés et réactionnaires nettement plus favorables aux propriétaires sont désormais en position de force à Paris. Les maîtres esclavagistes ne le comprennent que trop bien puisqu’ils ne tardent pas à réclamer à Cavaignac l’annulation des décrets du 27 avril dont la promulgation avait déjà été retardée par l’opposition de certains membres du gouvernement. Le retour en arrière n’était pas inenvisageable aux yeux de tous.

 

Ainsi, le caractère décisif de la journée du 22 Mai qui met la Martinique en état d’urgence et force la main du gouverneur et de l’assemblée coloniale réunie dès le lendemain 23 Mai, est peut-être plus évident encore qu’on ne le reconnaît généralement.

 

Un long processus d’effondrement

 

-          1787 : William Wilberfoce lance une campagne pour l’abolition de la traite en G.B.

-          1789 : Troubles à St-Pierre. Un Complot  de plus de 800 esclaves réclamant l’abolition de l’esclavage est découvert.

-          1791 : Les mulâtres Soulèvent les esclaves de St-Domingue

-          1794 : Ils obtiennent la 1ère abolition de l’esclavage par la France (St-Domingue, Guadeloupe)

-          1802 : Guerre de Guadeloupe (Delgrès, Ignace, Massoteau opposés au rétablissement de l’esclavage par Napoléon sont défaits) – Rétablissement de l’esclavage

-          1803 : Abolition de la traite danoise

-          1804 : Abolition à St-Domingue et indépendance d’Haïti

-          1807 : Abolition de la traite anglaise

-          1817 : Abolition de la traite française

-          1822 : Des esclaves noirs américains sont ramenés en Afrique – création du Liberia

-          1823 : Abolition de l’esclavage au Chili

-          1826 : Abolition en Bolivie

-          1829 : Abolition au Mexique

-          1831 : insurrection en Jamaïque

-          1833 Abolition progressive de l’esclavage dans les colonies britanniques

-          1846 : Abolition par la Suède

-          1848 : Décrets du 27 Avril en France

-          1848 : 22 mai Soulèvements de la Martinique (23 Mai : Arrêté d’abolition en Martinique

-          27 Mai (Guadeloupe)

-          Juillet : Abolition dans les colonies danoises pour éviter insurrection

-          Aout (Guyane)  - Colombie  - Equateur

 

LA COMMEMORATION DU 22 MAI 1848 : HISTOIRE EN MARCHE…

… J’ai l’obligation d’être bref (20 minutes). Je vais devoir me contenter sur certains aspects d’indiquer de grands traits de ne citer que quelques acteurs en en passant certains sous silence et d’ouvrir juste des pistes.

Tout d’abord, on peut commémorer pour rappeler chaque année à l’occasion d’une sorte de communion des énergies  visant à galvaniser les troupes, ce qui s’est passé le 22 mai. L’événement est rendu comme un fait exemplaire, on s’y ressource, on y puise de la détermination. C’est sous ce mode que fonctionnent  le plus généralement les commémorations. Disons tout de suite que dans ce cas de figure la vérité des faits, la fidélité aux événements n’a pas une importance déterminante. On peut tout aussi bien commémorer un mythe comme certains commémorent Jeanne d’Arc, comme nous avons commémoré le 27 avril et le 21 juillet.

Vrai ou fabriqué de toute pièce, il suffit que l’événement ou le héros qu’on célèbre permette de légitimer d’une manière ou d’une autre soit une posture, une idée ou le combat dans lequel on est engagé. Ainsi le mythe de Schoëlcher ne s’est pas installé par méconnaissance de l’action décisive des esclaves de Martinique dans la proclamation de l’abolition, mais parce qu’il était conforme à une vision de la France, une posture politique et idéologique. Ceux qui ont mis en place ce culte (et le culte est excessif quels que soient les mérites qu’on doit reconnaître à l’homme) et tous ceux qui y ont participé en ayant lu Schœlcher,  ont toujours su  que les esclaves n’avaient pas attendu celui-ci pour obtenir de lui leur libération. Ils l’ont toujours su puisque Schœlcher le dit lui-même, on ne peut plus clairement, dès 1849  dans sa publication  « La vérité aux ouvriers et cultivateurs de la Martinique » :

« La révolte du 22 Mai à la Martinique n’atteste que trop la sagesse de nos prévisions… Qui ne le sait aujourd’hui, les gouverneurs de la Martinique et de la Guadeloupe proclamèrent d’urgence l’abolition de l’esclavage ; et déjà dans ces deux îles, le drapeau tricolore n’abritait que des hommes libres quand les commissaires généraux débarquèrent. Et l’on ose dire que nous avons été trop vite, qu’il fallait attendre l’Assemblée Nationale, quand les esclaves n’ont même pas attendu  que nous eussions achevé les décrets !»

Le grand mérite d’Armand Nicolas n’est pas d’avoir découvert en 1960 comme il l’écrit dans sa brochure « La Révolution antiesclavagiste du 22 mai 1848 en Martinique » que  L’abolition de l’esclavage n’avait pas été octroyée par la (dite) Métropole, mais avait été imposé par le soulèvement général de nos ancêtres esclaves qui avaient eux-mêmes brisé leurs chaînes avant que ne soit connu ici l’existence d’un décret d’abolition (celui du 27 avril, signé de Victor Schœlcher).

D’ailleurs au sein de ce même parti communiste, un autre, Gabriel Henri l’avait écrit 15 ans plus tôt. Mais cela n’avait eu aucune conséquence sur la date de la commémoration parce qu’à l’époque le combat émancipateur de nos peuples se concevait à l’ombre de ces protecteurs humanistes, de ces « amis des Noirs » sur qui on comptait pour nous accompagner, nous soutenir et même anticiper dans leurs lieux de pouvoir parisien nos luttes.

Ce qui a changé en 1960, au moment où A. Nicolas reformule l’événement, c’est le début de l’effondrement des espoirs placés dans la France de la Libération, dont on avait rêvé qu’elle  s’attacherait à éradiquer la discrimination sociale réactivée par l’amiral Robert. De nouveaux clivages idéologiques et politiques se sont affirmés en France comme en Martinique. De ce point de vue, le choix du 22 mai au détriment du 27 avril correspond bien à un nouveau regard sur le combat émancipateur du peuple noir comme on disait encore, il y a une ou deux générations. C’est ce regard, cette vision du combat politique qui a conduit à reconsidérer l’événement et la date de la commémoration. Le triomphe du 22 mai a d’abord été un choix politique et idéologique, pas une découverte historique.

Une nouvelle période historique était amorcée (par le politique).

 

La reconnaissance du 22 mai comme date symbolique de l’abolition est d’abord le fait de la gauche et de l’extrême gauche qui sont les premiers courants à se détacher d’une vision de la lutte politique qui ne soit pas complètement indexée sur les forces de la Métropole.

Signalons juste à titre d’exemples symboliques l’inauguration d’une Place du 22 mai par Aimé Césaire à Trénelle en 1971 (pas un mot dans F.A.).  Quelques années plus tard Darsières fait du 22 mai la fête du PPM et le « symbole de la naissance de la nation martiniquaise ». Notons en passant pour qu’il soit clair que la reconnaissance du 22 mai ne se fait pas forcément contre la reconnaissance de Schœlcher, ni même la dénonciation du mythe schëlchérien qu’en 1978 la Révolution antiesclavagiste est commémorée pour la première fois par la commune du Morne-Rouge avec l’inauguration le 21 mai d’un buste de Schœlcher à l’intérieur de la mairie et sans qu’il y ait la moindre manifestation remémorant la lutte des esclaves. Le France-Antilles, scruté par B. Béral[1], dénonce cette notion de fête nationale qui fait que seules les municipalités de gauche organisent le 22 mai des festivités » alors qu’en Guadeloupe toutes les municipalités reconnaissent le 21 juillet qu’elles soient de droite ou de gauche (F.A. Du 23 mai 1978, Et pourquoi pas un 22 mai hors politique ?).

Quoiqu’il en soit, à travers ce qui a été dit, on aura bien compris  que le « 22 mai hors politique » n’aurait tout simplement pas existé…

C’est donc le mérite de la gauche et de l’extrême-gauche de l’avoir fait existé – le dire c’est simplement reconnaître une réalité historique avérée : Je n’ai pas le temps de développer mais comment ne pas mentionner le rôle tout particulier de Marc Pulvar et de la CSTM même si la première inscription du 22 mai dans le droit syndical martiniquais est due à la CGTM (Convention collective du Club Méditerrannée de 1969). Dès 1980, le « Comité 22 mai » manifeste sous forme de « grève nationale » pour la reconnaissance du 22 mai chômé, payé. (Aboutissement au Conseil général en 1981)

Il est assez clair que l’empreinte politique de la lutte en faveur de cette date freine l’adhésion ouverte des Martiniquais. Soit par peur d’être étiqueté (dans une société ou la liberté de pensée reste toute relative face au clientélisme politique et du fait de la fragilité sociale) ou refus de cautionner une option politique ou idéologique qu’on ne partage pas. La Martinique est massivement à droite jusqu’au lendemain de la victoire de la gauche en France. On ne prend pas facilement le risque d’être étiqueté à gauche et encore moins à l’extrême gauche…

La victoire de François Mittérand qui ne déclenche pas les catastrophes annoncées provoque un déclic psychologique; une grande partie de l’arsenal du discours politique abrutissant de la droite qui avait misé sur la peur, s’effondre.

La reconnaissance officielle du 22 mai en 1983 par l’Etat français et par le droit syndical débouchent sur la massification du 22 mai. Le changement a été quantifié par Béatrice Béral toujours à partir de F.A. : le nombre de manifestations répertoriées par le journal triple (il passe de 11 à 30) entre 1978 et 1982. Il passe à 154 en 1996 avec de plus en plus d’organisateurs du milieu associatif, culturel, sportif, foyers ruraux, associations de quartier, services municipaux, en plus des manifestations « traditionnelles » qui prennent un caractère rituel et symbolique (Sainte-Philomène et MIR principalement).

 

Une autre période semble révolue : La reconnaissance du 22 mai est acquise. L’appropriation est massive mais la commémoration ne progresse qualitativement pas en proportion : on est soit dans la répétition devant les mêmes à peu de choses près voire même devant un nombre diminué et pour le reste l’évocation du passé esclavagiste et des luttes esclaves n’a qu’une place très marginale en règle générale…

Dans cette période qui s’achève ou s’est achevée, nous avons privilégié  la diffusion de l’information sur ce qui s’est passé le 22 mai. Il fallait  légitimer le choix de la date.  Si nous continuons dans le même sens, nous nous installons dans le rassemblement rituel que j’ai évoqué au début. On y va moins pour apprendre que pour faire peuple, être ensemble, partager et ressourcer une énergie militante. Cela peut être un choix tout à fait valable, mais ce sera un choix militant intéressant un nombre décroissant de Martiniquais…

         L’heure est peut-être venue – au-delà de cette remémoration de ce qui s’est passé – de privilégier une action pour comprendre ce qui se passait en 1848, ce qu’a été réellement le système esclavagiste contre lequel se battaient les Noirs, la réalité des discriminations, des rapports sociaux et économiques, de la déshumanisation, de la domination … Comprendre les conditions réelles complexes, opaques souvent de la lutte qu’ont mené les différents groupes de cette société avec des stratégies communes ou particulières, convergentes et divergentes qu’ils ont mis en oeuvre.

Il est tout aussi important de comprendre que le 22 mai n’a pas tout réglé ni ouvert pour ce « peuple noir » un boulevard lumineux en ligne droite vers l’émancipation. Un véritable corps à corps s’engage à partir du 23 mai entre les anciens maîtres et les nouveaux libres dont les termes et les conditions ont besoin d’être compris. Comment les uns cherchent-ils à préserver leurs privilèges et les autres à accéder à une société qui ne pense qu’à rabaisser leurs prétentions…

Il s’agirait donc d’inscrire les commémorations dans une perspective d’appropriation du parcours historique de notre peuple, des problématiques de son émancipation et de la destruction des structures de tous ordres héritées de l’esclavage. Le but : « Comprendre pour ne plus être esclave du passé » car ce n’est que l’intelligence du passé qui permet de s’en libérer …

 

Comprendre quels ont été les réels acquis du 22 mai et les blocages auxquels se sont heurtés les esclaves dès le 23 mai et durant les décennies suivantes.

Comprendre comment certains étaux ont pu être desserrés, comment la discrimination a pu reculer, se reconstruire, sur quelles bases par quels mécanismes.

Nous sommes en réalité encore par beaucoup d’aspects englués dans l’ignorance de ce passé que nous évoquons, dans l’incompréhension de ses dépassements et de ses continuités.

Dépasser la glorification, l’idéalisation du moment que la situation historique, les enjeux d’un temps ont pu justifier, pour parvenir à un décriptage à travers commémoration et diffusion de la connaissance, de nos sociétés, de leurs forces, de leurs fragilités, de leurs dynamiques passés et de celles qui sont en cours.

FDF 17 mai 2013

Richard CHATEAU-DEGAT

Conférence-débat organisée par ……. à l’AMEP


[1]     B.Béral

 

Imprimer cet article

1 commentaire

  1. Vallejo daniel /

    D’accord avec l’essentiel de ce qui a été écrit ,mais il n’y a aucune contradiction à continuer à manifester à l’occasion du 22 mai tout en s’ouvrant à d’autres champ d’investigation .Car ne l’oublions ce que nous considérons comme acquis ne l’est pas forcement pour les jeunes .Il faut sans cesse répéter tout en gardant un cap de progression ou de renouvellement , par exemple le combat du créole n’est pas du tout gagner .Et Mr Château -Degat ne serait-il pas plus objectif d’étudier et d’analyser toutes les manifestations liées à la commémoration du 22 mai et se rendre compte qu’il a déjà des manifestations prenant en compte par exemple « la vie quotidienne des esclaves » ,le rôle de la milice au lendemain des 22 ,23 mai 1848 , ou encore comment et pourquoi les esclavagistes ont été dédommagés et par qui ? Comment sont nées le Crédit colonial ou le crédit martiniquais .A l’occasion de plusieurs de nos manifestations ( depuis 2000) nous avons constaté que beaucoup de nos compatriotes n’avaient qu’une vague idée de ce qu’était vraiment l’esclavage …. En histoire il faut toujours dire la vérité ou les vérités quitte à se répéter ,n’oublions pas les jeunes générations .L’avantage qu’elles ont sur nous ,c’est qu’elles comprennent plus vite que nous , alors transmettons ce que nous avons pris du temps à comprendre .Sé kon an owdinatè , an fwa yo konpwann prensip la, yo pa bizwen mod danpwa anko.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>