Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

Fort de France : La politique du fait accompli

Fort de France : La  politique du fait accompli

19 sept 2013

La ville de Fort de France aménage  son territoire  selon  une méthode  contraire à l’intérêt de ses habitants les plus nécessiteux.

 

Les cas de la Cité BON AIR et des habitants de la zone de la TROMPEUSE  offrent  des preuves  d’une philosophie et d’une stratégie fatales  aux foyalais  concernés.

Il s’agit  de faire des projets sans concertation avec la population  et de se donner ensuite tous les moyens  de la  convaincre de libérer la place sans trop de « vagues » :  Evocation de critères de responsabilités  institutionnelles,  de l’incapacité des gens  à se prendre en charge raisonnablement ,  stratégies de communication ,  réunions  en grande pompe, langage  tour  à tour doucereux ou technique,  utilisation  de technologies  nouvelles, multiplicité d’interlocuteurs. …  La finalité est  d’embrouiller  suffisamment  les gens  pour leur demander  de constituer un dossier afin de  « traiter  individuellement » la question de leur  « relogement ».

Ces projets portants  des  titres pompeux  « ECO quartier »  pour BON AIR, « Haute Qualité  Environnementale » pour La Trompeuse sont   concoctés, structurés   en amont  avec  montage financier  et technique  avant d’être  présentés  aux habitants.

A Cité  BON AIR,  la  mairie au prétexte   que   les habitants  n’avaient  pas   fait le  nécessaire pour l’entretien  de la Cité, se  dit  obligée, dans sa grande  bonté,  de prendre la main.

 Ainsi,  les  propriétaires se voient proposés  des sommes dérisoires  pour s’en aller  ou encore s’ils en ont les moyens, ils devront se porter acquéreurs   d’appartements de haute gamme. Beaucoup de personnes âgées   ou de personnes   aux  revenus modestes se trouvent face à de terribles dilemmes. Aujourd’hui, le cas de 200 familles est en  suspens.

 A la Trompeuse, des habitants,   implantés dans  le quartier depuis   47 ans pour  certains, cas à la Pointe des Sables,   se sont retrouvés enclavés  entre l’usine  d’incinération  et la décharge   sur un terrain  non viabilisé  malgré les  luttes  menées  depuis les années 1998  jusqu’à nos jours  , preuve  que des projets prévoyant l’expulsion des habitants avaient été  prévus de longue date .

Une réunion a eu lieu  le 30  Août  dernier  et en présence de la mairie ,  la CACEM  a  dévoilé ses projets pour la TROMPEUSE (construction d’un entrepôt pour les bus) devant une assistance  qui a tout de suite manifesté   son refus  d’être déplacée  sous quelque prétexte que ce soit.  Elle a répondu avec  un réalisme   et  une détermination  qui  ont  cloué sur place  aussi bien la mairie que  la CACEM :

-qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle n’avait pas été impliquée  avant

-qu’elle  ne comprenait pas pourquoi la mairie avait vendu le terrain à la CACEM  sans qu’elle soit informée

-qu’elle ne se sentait pas plus en danger  sanitaire  ou autres que les habitants de Dillon et des environs, comme  prétendu,

 -que l’insalubrité ambiante pouvait être  résolue par la mairie si elle le voulait,

-qu’elles devaient lui expliquer en quoi son implantation dérangeait les plans de la CACEM

-que ses droits devaient être respectés de toutes les façons.

 Quelles sont les conséquences  de ces désastreuses  manœuvres ?    Les habitants  les plus fragiles cèdent rapidement et acceptent  les montants proposés  ou  des relogements contre leurs intérêts   alors que les autres,  conscients de leur force, se constituent en association de   défense.

Les habitants de Fort de  France réalisent  de plus en plus qu’ils doivent  se mobiliser pour se défendre  contre une telle pratique politique  qui leur est  extrêmement défavorable. 

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