Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

CRISE DE L’UAG

CRISE DE L’UAG

2 nov 2013

Depuis plusieurs semaines, la question d’une université de plein exercice domine l’actualité sociale et politique de la Guyane.

Cette revendication n’est pas nouvelle. En effet, le fonctionnement de l’Université des Antilles et de la Guyane a toujours généré controverses, frustrations et oppositions.

Il convient cependant de souligner fortement que ni les Guyanais, ni les Guadeloupéens, ni les Martiniquais n’ont été à l’origine de la conception de l’organisation de cette université qui correspond à l’architecture administrative des possessions françaises dans la Caraïbe et l’Amérique du Sud. Cette organisation a relevé de la seule décision de l’Etat français.

La fin du rectorat des Antilles-Guyane et l’institution par décret, en décembre 1996, de rectorats propres à la Guyane, à la Guadeloupe et à la Martinique sanctionnaient déjà les limites d’un tel système administratif.

La perspective d’une université de plein exercice en Guyane semble ainsi s’inscrire dans la logique d’administrations propres à chaque entité géographique. Elle correspond, d’ailleurs, à la volonté des Guyanais et nul ne saurait, au plan du principe, leur contester le droit à une telle revendication.

Le conflit de ces dernières semaines a mis en évidence bien des fractures qui commandent, à tous, de faire preuve de la plus grande vigilance intellectuelle et politique pour éviter d’alimenter les manœuvres de division constamment entretenues entre Martiniquais, Guadeloupéens et Guyanais, au seul profit de l’Etat colonial et de ceux qui y trouvent intérêt.

C’est en respectant les droits légitimes de chacun de nos peuples, sans perdre de vue leurs intérêts fondamentaux et les vrais enjeux que nous parviendrons à créer les conditions des coopérations et solidarités nécessaires à tous les niveaux entre nos différents pays.

Pour l’heure, les décisions récemment annoncées par le gouvernement français, sans réelles concertations avec tous les acteurs de L’UAG, soulèvent de nombreuses interrogations sur l’avenir des formations et de la recherche universitaires à l’échelle de chacun de nos pays ainsi que sur notre capacité à prendre notre place dans notre région caraïbe, notamment à côté de l’Université des West-Indies.

Rédaction de lepalima.org

Samedi 2 novembre 2013

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1 commentaire

  1. DELOR /

    Nul ne peut reprocher à la Guyane de revendiquer une université de plein exercice.
    Nous avions l’occasion grâce à cette crise de mettre à plat tous les problèmes anciens qui minent UAG.En un mot de penser une université caribéenne. Nos différences devraient nous enrichir et non nous diviser. Ensemble on est toujours plus fort. Dommage !!!!

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