Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

UNIVERSITÉ : NON AU MÉPRIS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

UNIVERSITÉ : NON AU MÉPRIS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS !

11 nov 2013

Les Guyanais, au bout de leur mobilisation semblent avoir obtenu du gouvernement français satisfaction sur toutes leurs revendications. Il ne saurait être question pour nous de porter un jugement sur les fondements de celles-ci. Nous le disons clairement : c’est le droit et la responsabilité des Guyanais d’exiger ce qu’ils croient bon pour eux, et c’est ce qu’ils ont fait.

C’est notre affaire, à nous Martiniquais, de rappeler aux décideurs que le sort de l’université concerne aussi et au même titre la jeunesse martiniquaise ainsi que l’avenir de la Martinique.

Ainsi, pourquoi les Martiniquais sont-ils traités comme des moins que rien par les gouvernants parisiens? Pourquoi sont-ils exclus des échanges qui scellent le sort de l’université ? Pourquoi avoir persisté à ignorer la présidence de l’UAG et son conseil d’administration élus il y a à peine 6 mois ?

L’Université des Antilles et de la Guyane c’est, depuis plusieurs décennies, autant l’affaire des Guadeloupéens et des Martiniquais que des Guyanais. Ce qui est en cause, c’est notre capacité à offrir une formation de qualité SUR PLACE à une jeunesse pour laquelle les choses sont et seront de plus en plus difficiles.

Réussir ailleurs devient en effet de plus en plus problématique pour nos jeunes (et les moins jeunes appelés, pour rester compétitifs, à consolider et élargir en continue leurs formations ) : les conditions d’accueil ne cessent de se dégrader en France (hausse infernale des loyers, racisme…). Partir c’est une chose, réussir ailleurs c’est chaque année plus difficile !..

C’est dire que l’avenir de notre Université, notre capacité à offrir des formations de qualité et de plus en plus larges au plus grand nombre, ICI, n’est pas que l’affaire des universitaires et des actuels étudiants.

Or, malgré les protestations de la présidente de l’Université, malgré la prise de position nette de la plus haute instance en la matière – la Conférence des Présidents des Universités de France – qui a dénoncé sans ambiguïté la méthode adoptée par le gouvernement, celui-ci a persisté dans sa volonté de nous cracher son mépris au visage.

Pourquoi le silence des collectivités, et notamment de la présidence du Conseil Régional, face à un tel mépris, un tel camouflet public de la part de ses amis du gouvernement ?

Pourquoi n’avons-nous pas entendu la dénonciation qui s’imposait de leur part, ni même une question au gouvernement comme l’a fait Alfred Marie-Jeanne ?

Le silence inconscient ou complice est inacceptable !

Notre peuple a une dignité, ses représentants ont une responsabilité ! NOUS AVONS DROIT AU RESPECT !

Alors que tout semble indiquer la décision en haut lieu de sacrifier l’avenir de la formation universitaire dans nos pays sur l’autel d’intérêts obscurs, REFUSONS DE FAIRE LE JEU DE LA DIVISION DE NOS PEUPLES ET DE L’AFFRONTEMENT DE LEURS INTERETS.

Nous devons défendre l’université contre toute régression quelle que puisse être son évolution.

RESPECT POUR LA JEUNESSE ET LE PEUPLE MARTINIQUAIS !

La Rédaction du Palima.org
Martinique, le 11 novembre 2013

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1 commentaire

  1. Je suis un anti colonialiste et je trouve étrange qu’un parti comme le palima veuille gardé mon pays sous son joug, vous n’êtes pas son ignoré la situation des étudiants Guyanais et ce n’est pas le colon français qui a créé cette catastrophe. Faites une lecture d’Edward GLISSANT.

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