Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

MISE AU POINT DE FRANCIS CAROLE AU CONSEIL MUNICIPAL DE FORT-DE-FRANCE

MISE AU POINT DE FRANCIS CAROLE AU CONSEIL MUNICIPAL DE FORT-DE-FRANCE

16 avr 2014

Nous publions le texte de l’intervention de Francis CAROLE lors de la séance du conseil municipal de Fort-de-France du mardi 15 avril 2014, au nom de l’Union pour le Changement. Il est à noter que le chef de file de la majorité municipale, le maire en place, a préféré se taire sur ce sujet plutôt que d’exposer une position reflétant hauteur de vue et fermeté sur les principes démocratiques. Chacun jugera.

FOK SA CHANJÉ FODFWANS

 

 

Chers collègues,

Le samedi 29 mars dernier, nous nous sommes retirés de la salle de délibération du conseil municipal pour protester contre les injures dont nous étions l’objet.

Cette décision doit être comprise comme un rappel solennel à l’ordre qui exprime notre volonté de faire respecter les règles démocratiques élémentaires dans notre assemblée.

Je veux, aujourd’hui, saluer l’attitude digne et respectueuse d’une partie significative de l’assistance qui, bien que ne partageant pas nos positions politiques, a désapprouvé la provocation organisée contre nous par un groupe de responsables et de militants du PPM, sous le regard passif du président de séance qui n’a réagi qu’après que nous avons quitté la salle.

Dans son intervention du 29 mars, Miguel Laventure a publiquement dénoncé ces faits. Qu’il en soit ici remercié.

Je remercie aussi les deux élus de la majorité qui, il y a quelques instants, m’ont dit leur désapprobation des insultes proférées contre les élus de notre liste. Cette démarche les honore.

Je tiens, avec la solennité qui s’impose, à mettre en garde les apprentis sorciers de votre parti, qui ont délibérément provoqué et alimenté ces incidents, contre les risques de violences physiques qui sont souvent sœurs des violences verbales. Qu’ils comprennent, une fois pour toute, que nous n’avons pas l’habitude de céder aux intimidations…

Au-delà des textes de loi qui caractérisent d’outrage à élus les comportements auxquels nous avons assistés, nous voulons stigmatiser une grave dérive qui renvoie à leur insignifiance morale et politique les responsables de cette action inquiétante.

Aucune circonstance, je dis bien aucune, ne saurait justifier que les principes de respect, de civilité et de tolérance qui doivent présider à la tenue des séances d’une assemblée démocratiquement élue par le peuple soient ainsi foulés au pied.

Évoquer la proximité de la campagne pour trouver une circonstance atténuante à cette dérive, c’est lui apporter une caution morale, d’autant que nous avons, pour ce qui nous concerne, mené une campagne propre évitant les attaques personnelles et dégradantes contre les individus. La réciproque n’a pas été vraie. Mais chacun est toujours face à ses propres responsabilités éthiques et à sa propre conscience. On échappe à tout, sauf à sa conscience.

Évoquer le « folklore » local pour relativiser la gravité des événements du samedi 29 mars est encore plus indigne car participant d’une volonté de perversion et de dénigrement de notre culture et de nos habitudes.

La différence a toujours été faite, dans notre culture, entre ce qui relève de la rue et ce qui relève du minimum de bienséance et de règles démocratiques que le déroulement d’une séance d’un conseil municipal exige.

N’en déplaise aux ethnologues de circonstances, c’est aussi cela notre culture : faire la part des choses, se donner des limites.

Au moment où s’est installée dans notre pays une logique mortifère du pourrissement; au moment où, tous, nous nous plaignons, fort légitimement et fort justement, de la perte des repères dans notre société, nous n’avons pas le droit d’apporter la moindre caution à des comportements qui déshonorent notre conseil municipal et-plus grave-délivrent, publiquement, le message dangereux selon lequel aucun lieu n’est sanctuarisé, aucun principe démocratique n’est à l’abri du mépris et toutes les dérives sont permises, partout et sans limites.

Nous combattrons, sans la moindre faiblesse, cette vision dangereuse pour la Martinique.

Nous regrettons de n’avoir entendu, de la part du chef de file de la majorité municipale, ni condamnation politique claire du comportement de ces responsables et militants PPM, ni excuses publiques.

C’est une position confuse, sans principe et peu courageuse qui a été adoptée par celui-ci et qui peut être interprétée comme une caution aux insultes dont nous avons été victimes, en pleine salle de délibération du conseil municipal.

Nous en prenons acte.

Nous remercions encore une fois toutes celles et tous ceux, de bords politiques différents, qui se sont émus des dérives que je viens de dénoncer et nous ont manifesté sympathie et soutien.

Nous maintiendrons le même niveau de vigilance, ici comme ailleurs, pour que le respect entre nous prévale, en dépit de nos différences, et pour que des mœurs politiques plus saines émergent enfin à Fort-de-France.

La voyoucratite et la médiocratie ne triompheront pas.

Merci de votre attention.

Francis CAROLE

UNION POUR LE CHANGEMENT À FORT-DE-FRANCE

Conseil municipal du mardi 15 avril 2014

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