Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

Croissance négative en Martinique en 2013.

Croissance négative en Martinique en 2013.

1 oct 2014

En 2013, une économie martiniquaise encore en recul.

La Martinique à reculons

Nous avions expliqué au vu des résultats économiques partiels de l’année 2013 que la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB), c’est-à-dire de la richesse globale du pays, risquait de pas être meilleure que celle de 2012 où elle a été nulle (zéro).
L’Insee (Institut de la  Statistique et des Etudes Economiques) vient de publier les comptes économiques rapides (Cerom) établis avec l’Iedom (Institut d’émission des DOM) et l’AFD (Agence française de Développement). L’évolution de l’économie martiniquaise est négative de – 0,5 % en 2013 en volume (inflation déduite) et l’Institut formule le jugement suivant : « Une économie en repli ». Les comptes économiques rassemblent les résultats d’ensemble  de la consommation, de l’investissement, de l’importation et des exportations et de la production.
Nous publions ci-contre le communiqué de l’Insee daté du 29 septembre 2014 :
   « Une économie en repli
En 2013, le PIB martiniquais baisse de 0,5 % en volume. Cette évolution est inférieure à celle enregistrée en France (+0,3 %) et en Guadeloupe (+0,7 %).
Les crédits d’investissements accordés aux entreprises reculent, alors que ceux accordés aux ménages restent soutenus (+5,1 %) portés par les crédits immobiliers. Les projets de construction ont ainsi progressé de 30 % par rapport à l’année précédente.
Dans le secteur public l’investissement augmente fortement, grâce au projet de construction du plateau technique du CHUM et à celui de la reconstruction de l’hôpital de Saint-Joseph. La consommation des administrations publiques progresse également et contribue pour 0,2 point à la croissance du PIB.
La baisse de la consommation des ménages s’amplifie (–1,4 % en 2013), alors que la hausse des prix à la consommation est modérée (+1,3 %), mais légèrement supérieure à celle enregistrée en Guadeloupe et en France. Les crédits à la consommation et les immatriculations de véhicules neufs se replient (respectivement –2,7 % et –3,5 %).
Le commerce extérieur ralentit, en lien avec les chutes concomitantes de la demande intérieure baissière et des exportations de produits pétroliers. En volume, les importations de biens et services sont en recul de 3,1 % et les exportations de 3,9 % ».
Notre commentaire : En résumé, l »an dernier baisse des investissements privés, baisse de la  consommation des ménages ( et sans doute baisse du pouvoir d’achat), baisse des importations et des exportations. Seul l’investissement public (Région + Etat + secteur hospitalier + Europe) continue à soutenir l’économie, mais au prix d’un endettement régional qui bientôt risque d’être insoutenable.
Rappelons que la croissance a été de seulement 1 % en 2011 et de zéro en 2012. Indiquons par ailleurs que l’Institut de Statistique régional dirigé par M. Georges Para, chaussant des lunettes roses, estimait il y a huit jours à peine que la croissance en 2013 avait été positive de + 0,83 %. Sans commentaires. A trop vouloir prouver on perd toute crédibilité.
Au deuxième trimestre de cette année 2014, l’Iedom a estimé récemment que l’activité était en repli alors que le nombre de demandeurs d’emploi bat des records en juillet et août 2014.
Au lieu d’avancer comme on nous l’affiche partout, la Martinique a fait du surplace et à présent va à reculons.
Ces nouvelles données méritent une analyse approfondie incluant notamment l’effet de la baisse de la population et du vieillissement accéléré.

Michel Branchi 

 

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