Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

MEETING DU GRAN SANBLÉ À SCHOELCHER : EXTRAITS DE L’INTERVENTION DE F. CAROLE (samedi 10 octobre 2015)

MEETING DU GRAN SANBLÉ À SCHOELCHER : EXTRAITS DE L’INTERVENTION DE F. CAROLE (samedi 10 octobre 2015)

13 oct 2015

« L’ÉTRANGE CAS DU DOCTEUR JEKYLL ET DE M. HYDE » 

« Cette semaine, les élus de notre groupe ont reçu, par mail et par lettre avec accusé de réception, d’étranges mises en garde du président du conseil régional. Au point qu’il convient de se demander s’il est mal conseillé ou s’il comprend mal les conseils qui lui sont donnés.

Et puisqu’il faut parfois traiter l’insignifiance avec un peu d’humour, le personnage nous fait désormais penser au « héros » du roman de Robert Louis Stevenson, publié en 1886 : « L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde » qui relate l’histoire d’un philanthrope qui met au point une drogue censée séparer son bon côté du mauvais. Malheureusement, au fil du temps, c’est le monstrueux M.Hyde qui prendra le dessus.

Ainsi, la lettre adressée à notre camarade, Louis Boutrin, lui annonçant un « avertissement » pour « injure publique » traduit bien le dédoublement de personnalité du président de région et le triomphe de M. Hyde.

Qui ne se souvient, en effet, des injures permanentes du président du conseil régional lui-même à l’encontre des élus du Groupe des Patriotes Martiniquais et Sympathisants ? Les « lè ou lé, la ou lé ! « , « indics du SRPJ » et j’en passe et des meilleurs.

Que dire des bras et des doigts d’honneur des « soldats » de M. Hyde, en pleine séance du conseil régional et sans aucun rappel à l’ordre ?

Que dire des « chyen abiyé an moun », « la pintade ferme-la ! Occupe-toi de mon étui pénien ! », à l’adresse de notre collègue Sandrine Saint – Aimé , ou encore « vermine à karchériser », à l’encontre de madame Mencé-Caster ?

Le fait est que, contrairement à tous ses prédécesseurs, Serge Letchimy a ramené la fonction de président de région à son aspect le plus trivial, celui de chef de bande qui caractérise bien la « petite présidence » des années 2010 à 2015. »

-L’ESBROUFE DES « AVERTISSEMENTS » DU PETIT PRÉSIDENT : « Ancien maire de Fort-de-France, député (donc censé élaborer des lois), le président du conseil régional ne sait toujours pas ce que le législateur retient dans la nomenclature des « fonctions » auxquelles l’élu ne saurait se soustraire sous peine de sanctions.

C’est sur la base d’une lecture « tèt an ba » de l’article L 4132-1-2 du CGCT qu’il cherche à intimider les élus de notre groupe en ces termes :  » Le refus d’assumer vos fonctions d’élus peut entraîner des conséquences graves ». Ainsi, le voilà menaçant les élus patriotes de supprimer leurs indemnités et -sans doute avec la complicité du préfet-de les « démissionner d’office », les rendant, du même coup, inéligibles pour un an.

D’abord, nos élus ne sont pas des passionnés de la gamelle. Ils ne sont pas à la chasse aux indemnités. À vrai dire, si tel était le cas, nous nous serions livrés à des activités bien plus lucratives…et, tant qu’on y est, pourquoi pas à la pêche aux lambis ? À 150 Kg par semaine, ça devrait faire une coquette somme par mois.

D’autre part, ces rodomontades sont nulles et non avenues dans la mesure où l’article cité en référence ne fait nulle obligation à un élu d’être présent aux plénières. Si tel était le cas, il y a longtemps que certains élus de la majorité EPMN auraient dû être démissionnés d’office.

Par contre, les élus du groupe des patriotes martiniquais et sympathisants assument totalement le mandat que leur a confié le peuple, en participant, avec une régularité exemplaire, aux plénières et autres commissions. Cela les Martiniquais le savent.

Nos continuons à participer aux commissions sectorielles, depuis notre départ de la plénière du 22 septembre. Notre choix de quitter cette réunion se fonde sur un motif politique que nous avons expliqué : la présence en plénière et en commission permanente d’une première vice-présidente démissionnaire crée une situation de non droit que nous refusons, moralement et politiquement, de cautionner, d’autant qu’elle entache d’irrégularité toutes les délibérations prises.

Nous irons jusqu’au bout de notre démarche.

Enfin, puisque le président de région se pose en donneur de leçons, nous l’invitons à balayer d’abord devant sa porte. Il nous revient, en effet, que sa première vice-présidente, 7ème adjointe au maire de Fort-de-France, membre du conseil communautaire de la CACEM, continue à percevoir des indemnités d’élus substantielles à ces deux titres, tout en brillant par son absentéisme forcené. Sur 16 séances du conseil municipal, elle n’est apparue que deux fois ! Et à la CACEM, c’est encore pire !

-LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LE MACOUTISME : « Chez certains esprits, dénoncer la corruption c’est faire des « Kankans ». Le détournement de 10 millions d’euros par des responsables du CEREGMIA, sé Kankan ! Les affaires comme X-PAY à la région, sé Kankan ! Les dérives macoutes du président de région, sé Kankan !

Disons-le clairement, la lutte contre la corruption est pour nous un point cardinal. Comment voulons-nous redonner confiance, redonner conscience, remobiliser toutes les énergies du pays, si ceux qui sont en charge des affaires publiques ne sont pas exemplaires ?

Comment notre parole à la jeunesse peut-elle faire sens si, à l’exemple de madame Mencé-Caster qui a eu le courage de prendre les risques qu’exige la volonté d’un grand nettoyage, nous ne nous dressons pas contre ce qui est devenu un système ?

Le macoutisme ne s’installe jamais sans crier gare. Il sonde d’abord la solidité de nos consciences et de notre verticalité. Il occupe l’espace de notre démission collective, à petites gouttes de cécité, à petites doses de renonciation, à petites rasades du mauvais rhum de la lâcheté et de l’indifférence.

C’est notre conscience avachie qui lui donne pouvoir sur nous et pouvoir sur notre histoire.

Soyons en permanence, aujourd’hui comme demain, des consciences vigilantes car la démocratie n’est jamais un acquis. »

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