Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

ARRETER CE TRAIN FOU

ARRETER CE TRAIN FOU

18 avr 2016

Quatre mois, jour pour jour, après le 13 décembre, est déclenchée une grève dite du  »personnel de la CTM » qui se révèle être en fait, un véritable coup de force contre la CTM…

Des syndicats, complètement muets les cinq années précédentes, se sont réveillés en sursaut le 14 décembre. Certains, parmi leurs porte-paroles prétendent intimer l’ordre au président du conseil exécutif d’obtempérer, d’obéir à leurs ordres…

Le 13 avril, ils passent donc à l’action ; ils cadenassent l’hôtel de la CTM, paralysant le siège du conseil exécutif et en même temps le lieu de réunion des plénières de l’assemblée.

Quelle mouche a donc piqué ces gens qui s’attaquent ainsi à une équipe nouvellement élue, n’ayant pas encore discuté ses orientations budgétaires ou voté son budget.

Dans quel pays, un palais présidentiel ou le siège d’une assemblée élue par le peuple seraient l’objet d’une telle hostilité sans y voir tout de suite la recherche d’une confrontation politique, sans y voir tout de suite la volonté de renverser un pouvoir démocratique, sans y voir tout de suite la volonté de rendre celui-ci inopérant.

Ce même jour, une lettre d’une violence inouïe de l’ex-président de région, et candidat défait du 2è tour, est publiée dans la presse. Il parle de terreur, et appuie  démagogiquement  les revendications qu’il n’a pas pu satisfaire durant les cinq années qu’il a passées à la tête de la région.

Toute cette opération misérable était donc coordonnée.

Ceux qui ont choisi la stratégie de la terre brûlée suivent une voie suicidaire et le peuple martiniquais ne se suicidera pas avec eux……

Jamais, durant ces cinquante dernières années, la Martinique n’a connu des lendemains d’élection tels que ceux-ci.  Aujourd’hui, certains recalés de l’élection de Décembre 2015 tentent de réaliser un funeste dessein :

- installer le chaos dans le pays,

- dresser des Martiniquais contre d’autres Martiniquais et mépriser ainsi le choix sans appel que le peuple Martiniquais a effectué le 13 décembre 2015.

Je ne savais pas si bien dire lors de la dernière plénière de l’assemblée de Martinique, où en introduction à mon intervention, j’invitais les perdants à bien vouloir avaler ce repas amer qu’est la défaite en précisant que « c’est un repas qui se mange froid » ; je les invitais également à ne pas fomenter de « rebellions surfaites ».

Ils ont donc choisi la 2è option qui est la pire pour eux-mêmes et pour la Martinique, celle de la fuite en avant.

La question de la démolition/reconstruction du lycée Schoëlcher en est une illustration supplémentaire.

En effet, le lycée Schoëlcher, construction devenue dangereuse pour ses utilisateurs, fait l’objet d’une campagne criminelle de pseudos responsables politiques néo-ppm aux propos de plus en plus incohérents.

J’ose encore exprimer un souhait. Si, parmi eux, il en reste certains qui ont gardé quelque lucidité, qu’ils arrêtent ce train fou dans l’intérêt supérieur du pays.

 

Clément CHARPENTIER-TITY

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