Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

UNE VOLONTÉ DE VIDER LE 1er MAI DE SON SENS À ST-PIERRE

UNE VOLONTÉ DE VIDER LE 1er MAI DE SON SENS À ST-PIERRE

1 mai 2016

Le 1er mai, fête du Travail, tire ses origines de l’histoire du monde ouvrier. Le point de départ, le samedi 1er mai 1886, à Chicago, un grand mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américains. Trois ans plus tard, le Congrès de la Deuxième Internationale Socialiste, réuni à Paris, décide de faire du 1er mai, une Journée Internationale des Travailleurs.

Le 23 avril 1919, le Sénat français déclare le 1er mai : Journée chômée.

Avec l’avènement du Front Populaire, portant les partis de Gauche au pouvoir en 1936, les travailleurs obtiennent des avancées très importantes : congés payées, la semaine des 40 heures, etc.

Aujourd’hui, le 1er mai est devenu la journée Internationale des Travailleurs, durant laquelle ils expriment leurs revendications sociales et professionnelles. Cette journée de solidarité concerne tous les peuples opprimés par les possédants : les jeunes, les travailleurs, les personnes en recherche d’emploi, les retraités…

C’est dans cette unité que les travailleurs ont pu obtenir la sécurité sociale, le SMIG, puis le SMIC et les autres avancées fruits des luttes pour l’amélioration des conditions de vie de l’être humain.

Le 1er mai est et doit rester l’apanage du peuple, et ne doit en au cas être dénaturer, vidé de son sens. Déjà en 1941, le Maréchal Pétain, parlait de là fête du «Travail et de la Concorde Sociale» dans le but d’unir patrons et ouvriers dans un esprit corporatiste. Une manière de vouloir casser la lutte engagée par les travailleurs et les syndicats.

Cette année, une des premières actions de la municipalité de Saint-Pierre, dans le cadre du Mai Culturel, est de transformer la Journée Internationale des luttes des Travailleurs en une marche dite «pour la Paix» alors que dans leurs pratiques, ils ne cessent de monter les Pierrotains les uns contre les autres. C’est vrai, ils avaient déjà organisé le «Bal de la réconciliation». Sous couvert de belles phrases, ils préparent les Pierrotains à accepter le pire au moment où le monde du travail est en lutte pour sauvegarder ses droits sociaux à travers le dur combat contre la nouvelle réforme du code du travail, la Loi El Khomri…

Le 1er mai ne doit pas être une journée où l’on « fiche la paix » aux exploiteurs et à leurs acolytes, au mépris pur et simple de tous les opprimés sacrifiés, particulièrement de ces ouvriers assassinés pour avoir revendiqué la reconnaissance de nos droits actuels. Le 1er mai ne doit pas être une journée où l’on marche pour permettre aux exploiteurs et à leurs acolytes de casser en toute sérénité nos acquis, souvent au prix du sang !

Le 1er mai symbolise la lutte du camp des travailleurs. A aucun moment, nous devons baisser la garde. Bien au contraire, plus que jamais, au moment où les vies humaines, le respect de l’environnement, la santé, l’éducation… sont joués sur les places boursières par les possédants, NOUS DEVONS RESTER UNIS ET MOBILISÉS contre les mauvais coups du patronat et de leurs politiques néolibérales.

Des militants du PALIMA – Section Nord.

LOUIS ÉDOUARD VIRAYIE·

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