Déclaration du CNCP à propos de l’éviction de Dilma Roussef au Brésil

by Palima | 16 mai 2016 9 h 43 min

Les forces réactionnaires de la région, en concertation avec l’impérialisme, ont lancé une vaste offensive pour reconquérir le terrain perdu au cours de ces dernières années. Devant les progrès démocratiquement confirmés par  le verdict des urnes, elles recourent aux méthodes les plus basses pour empêcher toute avancée significative ou pour tenter de freiner les processus révolutionnaires en cours.

Pour contourner le soutien populaire obtenu au cours des élections, une de leurs pratiques favorites consiste, avec l’aide des grands moyens de communication, à jeter par tous  les moyens un discrédit personnel sur ceux et celles qui, précisément, sont connus pour avoir dédié leur vie à la lutte au service des masses et s’être constamment engagés pour la défense des intérêts supérieurs de leur pays. Les forces réactionnaires se sont employées systématiquement  à  développer  cette méthode contre Fidel Castro, ils en ont fait de même à l’égard d’Hugo Chavez, sans réussir néanmoins  à les discréditer véritablement.

Au Brésil, c’est ce même objectif, poursuivi dans des conditions différentes et avec d’autres moyens  qui aboutissent aujourd’hui à l’éviction de Dilma Rouseff. Dans les faits, il s’agit d’un véritable coup d’Etat perpétré par la droite rétrograde.  Personne n’ignore  que leur intention est d’en finir avec les avancées sociales et économiques mises en œuvre en faveur des couches populaires, avec l’arrivée au pouvoir et du Parti des Travailleurs, du Parti Communiste du Brésil et leurs alliés. En effet,  les initiateurs de ce coup d’Etat ont déjà annoncé leur intention de mettre en place une politique d’austérité favorable aux classes dominantes en s’attaquant, notamment aux salaires, aux droits des retraités, à la santé, à l’éducation.

C’est là le véritable sens de ces  événements. Aujourd’hui, en écartant Dilma Rousseff du pouvoir, sur la base d’accusations sans fondements, les secteurs liés au néolibéralisme prétendent aussi reconquérir le pouvoir politique et économique afin de porter un coup fatal au processus d’intégration,  en affaiblissant les institutions telles que l’Unasur, le Mercosur et la Celac tout en réduisant l’influence des BRIC, gênants pour l’impérialisme et ses multinationales.

Le Conseil National des Comités Populaires condamne ce  coup d’état organisé et dirigé contre la présidente Dilma Rousseff,  et apporte son soutien aux manifestations de protestation organisées par les secteurs populaires et démocratiques du Brésil.

Fait à Fort-de-France, le 13 mai 2016
Pour le CNCP,

Marie-Hélène Léotin

 

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