Made in Martinique – Bagay nou – Bala’té

by Palima | 7 janvier 2017 13 h 18 min

Pièce jointe 20161211_072741[1]Depuis quelques années, Michel Christophe propose aux Martiniquais un produit bien de chez nous, le Bala’té, qui est une infusion glacée  particulièrement appréciée dans tous les secteurs de la société. Nous  vous proposons de découvrir cette boisson à base de plantes aromatiques, à partir de l’entretien que nous avons réalisé avec Michel Christophe.

APAL : Qu’est-ce que le Bala’té ?

Michel Christophe :Le Bala’té est une infusion glacée composée avec trois plantes bien connues de chez nous : l’Atoumo, le Basilic et la Citronnelle. C’est une boisson que je compose  sous forme artisanale à mon domicile et qui, au cours des semaines et des mois, est devenue très appréciée des Martiniquais. En fait, c’est le principe de l’infusion que j’ai adopté et que je propose de consommer glacée.

APAL : Pourquoi ce nom ?

Michel Christophe : C’est l’idée d’un ami qui s’est basé sur le fait que j’habite le quartier de Balata à Fort-de-France et que l’infusion est produite dans ce même quartier. D’où l’association Balata et thé pour donner Bala’té.

APAL : Comment est née cette idée de faire le Bala’té ?

Michel Christophe : En fait, j’aime beaucoup utiliser nos plantes et je me suis retrouvé un jour avec une grande quantité de feuilles d’atoumo, de basilic et de citronnelle. L’idée m’est venue alors d’essayer de faire du thé glacé plutôt que de le boire chaud,  en me disant que les thés glacés sont importés, donc pourquoi ne pas essayer le thé avec les bonnes plantes de chez nous, thé que nous buvons généralement chaud.

APAL : Quelles ont été les premières réactions lors de la découverte du Bala’té?

Michel Christophe: Au départ, j’en ai fait uniquement un usage personnel que j’appréciais beaucoup. Puis, j’ai commencé à le faire goûter à mon entourage, ma famille, mes amis, les voisins, les amis de mes amis et j’ai eu des réactions très positives. Tout le monde me félicitait et m’encourageait à continuer.

APAL : Comment as-tu fait pour faire connaître ton produit ?

Michel Christophe : Ce même entourage m’a poussé à essayer de commercialiser le produit en me certifiant que ça se revendrait très bien. Ces encouragements m’ont poussé à aller au contact des gens en participant à différentes foires, et à partir de là, les contacts étaient pris avec de nombreux snacks et stations service. Par ailleurs, j’ai commencé à être sollicité pour fournir du Bala’té lors d’anniversaires, communions, baptêmes, mariages,  sorties, réunions, etc…

APAL : Aujourd’hui, c’est une boisson très demandée par différents secteurs de notre société ; peux-tu nous citer quelques exemples ?

Michel Christophe :C’est vrai que la demande est très présente au niveau des stations service et snacks mais aussi chez les particuliers, au niveau de l’évêché, des comités d’entreprise, des clubs de motards, des écoles lors des fêtes de fin d’année. J’ai eu le plaisir cette année de fournir à la Fédération des Yoles Rondes de Martinique du Bala’té pendant les différentes étapes du Tour de Martinique.

APAL : Quel processus as-tu suivi pour arriver à ce stade ?

Michel Christophe : J’ai amélioré mon produit, encore avec la complicité de mon entourage qui me donnait son avis au niveau des dosages (tant pour le sucre que  pour le feuillage). Après diverses expérimentations, j’ai enfin trouvé le bon dosage. Des amis m’ont alors suggéré de me rapprocher du PARM (Pôle Agro-alimentaire de Martinique), ce que j’ai fait et je me suis également entouré des conseils de la CCIM. Le PARM m’a alors donné une technique pour augmenter la durée de conservation de façon naturelle, sans conservateur, et m’a proposé  l’intitulé figurant sur l’étiquette (« infusion glacée de plantes aromatiques »). Il  m’a permis de déterminer la date limite de consommation.

APAL : comment est organisée la production?

Michel Christophe : La production se fait à mon domicile de façon artisanale, en fonction de la demande. Pour l’approvisionnement au niveau des plantes, je les achète chez les particuliers. Il faut savoir que celles-ci ne sont pas stockées. Le Bala’té se fait uniquement avec des feuilles fraîches.

APAL : Et comment est organisée la commercialisation et la distribution ?

Michel Christophe : Pour le moment, vu que je produis à petite échelle, le « bouche à oreille » est l’une des mes principales formes de commercialisation. Je continue également  à participer aux différentes foires.Et je rappelle que l’on peut trouver le Bala’té au niveau d’un certain nombre de stations-services et de snacks sur Fort-de-France. Je livre aussi chez les particuliers.

APAL : Quels sont tes projets ?

Michel Christophe : Pour le moment, je limite production,commercialisation et distribution afin de pouvoir répondre effectivement à la demande qui devient de plus en plus forte. Ce qui, nécessairement, m’amène à envisager le passage à une autre étape, à savoir monter une unité assez importante qui permettrait de l’embauche et qui inciterait peut-être des jeunes à planter et me vendre leurs produits.

APAL : Comment faire pour te contacter ?

Michel Christophe : Il suffit de m’appeler au 06 96 77 97 19 pour passer commande.

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