Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

ACISE RÉTABLIR LA VÉRITÉ DES FAITS

ACISE RÉTABLIR LA VÉRITÉ DES FAITS

24 fév 2018

L’instrumentalisation politicienne et honteuse de l’ACISE, orchestrée en ce moment par le PPM à travers les réseaux sociaux, doit être dénoncée avec la plus grande fermeté.

La présidente de cette association, sans courrier préalable officiel à la CTM, sans faire le moindre cas de notre disposition à prendre en considération les préoccupations de l’ACISE, a fait le choix délibéré de s’inscrire dans le prolongement de la campagne de dénigrement organisée par son parti contre la majorité démocratiquement élue par le peuple Martiniquais.

Elle prétend, avec l’obsession forcenée de ceux qui veulent salir l’action de la collectivité, que l’ACISE serait « menacée par ceux qui pourtant appellent à la responsabilité martiniquaise ».

Comme nous allons le démontrer, la manipulation est absolument grotesque et illustre bien l’intention misérable d’utiliser les difficultés des personnes les plus démunies pour tenter de faire porter à la CTM la responsabilité des dysfonctionnements propres à l’ACISE.

En effet, les Martiniquaises et Martiniquais doivent savoir que, malgré un contexte d’installation de la nouvelle Collectivité qui a inévitablement généré quelques retards, nous avons tenu à recevoir le directeur général de l’ACISE en 2017 et nous nous sommes engagés à soutenir l’action de l’association qu’il dirige.

C’est dans ce contexte que nous avons fait voter, en novembre 2017, une subvention de 300 000€ correspondant à la totalité de la demande de l’ACISE. Conformément à la convention signée en janvier 2018, un acompte de 180 000€ a aussitôt été versé, les 120 000€ restants devant suivre, sous réserve de présentation de pièces justificatives.

Plus largement, l’ACISE a reçu de la CTM :

❖ 447 524,52 €, en 2016 ;

❖ 248 810 €, en 2017 ;

❖ et 234 500 €, pour les seuls deux premiers mois de 2018.

Au total, depuis 2016, ce sont 930 834, 70 € qui ont été versés par la CTM à l’ACISE. Ainsi, en seulement deux (2) ans, et à peu de choses près, nous avons payé l’équivalent des versements que l’ex-conseil Général et l’ex-Conseil Régional avaient effectués en quatre(4) ans (2011, 2012, 2013, 2014) !

Notons, en passant, que la CTM est engagée, aux côtés de l’ACISE, dans une opération d’acquisition et d’équipement d’un entrepôt pour la création d’un Centre de tri industriel « Textiles, Linge et Chaussures », à hauteur d’un financement de 350 735 € (FEDER / CTM).

Par ailleurs, affirmer dans un communiqué trompeur que la CTM devrait, presque d’autorité, obtempérer aux nouvelles demandes de l’ACISE chiffrées à 544 000 € relève de la supercherie intellectuelle.

Aucune convention pluriannuelle n’a lié par le passé et ne lie aujourd’hui la Collectivité au SAMU Social, principalement financé par l’Etat. Ainsi, ce montant de 544 000 €, présenté à l’opinion publique comme une obligation, ne s’impose nullement à la CTM qui est libre de décider du niveau des subventions à accorder, en fonction de sa politique globale, de ses missions et des moyens financiers dont elle dispose.

Quant aux 459 038 € notifiés, ils correspondent, dans leur quasi-totalité, à des soldes de 2015, 2014 et 2013, non payés par la gouvernance précédente. Pourquoi ces faits sont-ils volontairement dissimulés à la population par les rédacteurs du communiqué de l’association ? Qui veut-on protéger ?

Cet « héritage », la dette grise, fait partie des centaines de millions d’euros d’impayés laissés par ceux qui ont dirigé, entre 2010 et 2015, l’ex-Conseil Général et l’ex-Conseil Régional, privant la nouvelle Collectivité et la Martinique des moyens financiers de son développement.

Il en est ainsi d’une « aide à l’investissement CHRS » de 75 000 €, non soldée, datant de décembre 2014 ou encore d’un « renouvellement ACI : Ferme Les Nuages », datant du 25 février 2014 et non soldée au 31 décembre 2015. Et que dire de la subvention de 250 000 € pour le Centre de Soin de l’ACISE, décidée par une délibération datant du 26 mars 2013 et non soldée au 31 décembre 2015, soit deux ans et huit mois après ?

Pourquoi la présidente de l’ACISE n’a-t-elle pas alors dénoncé de « telles négligences » ? Pourquoi n’a-t-elle pas alors accusé l’ancienne gouvernance de « menacer » l’existence de son association ?

Au vu de ces éléments, chaque Martiniquais sera persuadé que « l’affaire » de l’ACISE doit être analysée pour ce qu’elle est : une misérable machination politique jouant sur l’émotionnel et une présentation volontairement tronquée de l’aide importante apportée par la CTM à cette association.

Il y a quelque chose de totalement intolérable de constater que certains n’ont aucune honte à utiliser la précarité d’une partie de leurs employés et la misère de nos compatriotes à des fins de basses manœuvres politiciennes.

Pour ce qui la concerne, la CTM poursuivra son aide à l’association et son action en faveur de nos compatriotes les plus en difficulté.

Francis CAROLE

Conseiller Exécutif de la CTM MARTINIQUE

Vendredi 23 février 2018

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