Le PArti pour la LIbération de la MArtinique

Quels symboles identitaires pour la MARTINIQUE ?

Quels symboles identitaires pour la MARTINIQUE ?

10 sept 2018

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Il faut saluer l’initiative prise par l’association IKIMA d’organiser ce jeudi, à l’IMS, dans les locaux de la CTM, une conférence sur le thème « Quels symboles identitaires pour la Martinique ? ».

Certes, la question -particulièrement celle du drapeau qui a monopolisé l’essentiel des communications et du débat- n’est pas nouvelle. Dès son émergence dans les années soixante, le mouvement de libération nationale a cherché à doter la Martinique de son drapeau, le Rouge-Vert-Noir en l’occurrence.

Néanmoins, au sein même du camp patriotique, un débat a existé -et perdure- sur le choix du drapeau national. Dans les années 90, conscientes de l’importance des symboles nationaux, les organisations patriotiques ont abordé de front ces divergences. Une réunion sur cette question spécifique s’est tenue entre elles, pendant plusieurs heures, afin d’unifier le mouvement national autour d’un drapeau unique, en gardant comme base les couleurs Rouge-Vert-Noir. Cette démarche n’a malheureusement pas abouti.

Pour ma part, j’avais considéré que ce consensus s’imposait pour mettre un terme définitif à ces divergences et donner au peuple Martiniquais et aux jeunes générations un étendard unique, partagé par tous.

Les symboles nationaux ont à l’évidence une indéniable importance. Cette conviction a conduit le PALIMA, lors de son second congrès, à adopter le drapeau Rouge-Vert-Noir.

Chacun sait cependant qu’ils ne peuvent être traités de manière isolée. Il en va du drapeau national comme il en va de la conscience nationale et du combat national. C’est cette cohérence politique qui nous a d’ailleurs conduits, en février 2002, à faire voter par le Congrès des élus départementaux et régionaux la reconnaissance de l’existence d’une nation et d’un peuple Martiniquais.

Dans les conditions actuelles de notre lutte, qui ne sont pas celles des années 70, 80 ou 90, voire même du début des années 2000, la réflexion sur les symboles doit s’inscrire dans toutes nos résistances ainsi que dans une approche plus large sur les défis essentiels du développement et du génocide par substitution.

En même temps, il convient de rester extrêmement vigilant et lucide sur le sens du combat national au moment où nous voyons poindre toutes sortes de dérives sur le sens du patriotisme…

Francis CAROLE

MARTINIQUE

Samedi 8 septembre 2018

 

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